Season 1,

Nabila Mekkid : Mélancolie musicale

novembre 30, 2017

Ecouter le podcast sur Itunes

#Ep 02 | Nabila Mekkid : Mélancolie musicale

Rencontre avec Nabila Mekkid

Dans ce deuxième épisode, on retrouve une âme bercée par la mélancolie. Une artiste formée au théâtre et qui est aujourd’hui compositrice et interprète. On y parle de son enfance, de ses choix, des folies d’une vie incertaine grisante de liberté, des revers du métier et de pourquoi, surtout, elle ne lâche rien !

Après un premier groupe Mektoub fondé en 2008, elle crée avec Julien Roussel, le groupe Nina Blue en 2011. Un duo atypique entre sa voix écorchée et puissante et les envolées baroques du violoncelliste. Quelques années plus tard, Jérome Chaboseau va les rejoindre pendant un temps avant d’être remplacé par Jérome Coué. En 2015 sort leur premier clip (voir ci-dessous).

Les rêves d’une enfant de 10 ans

A la base, Nabila Mekkid était fan de la série Ally MC Beal et voulait être avocate. En grandissant, elle s’est rodée plusieurs années au théâtre tout en se consacrant au solfège et au piano. Avant de rejoindre les cours Simon à Paris, elle passe par le conservatoire de Toulouse. C’est là qu’elle fait la connaissance de Julien Roussel, une rencontre qui sera déterminante musicalement.

Son enfance et sa relation avec l’Algérie

Nabila Mekkid a grandi dans un petit village d’Ariège, où sa famille était la seule d’origine maghrébine de la région. De son enfance, elle garde en tête, un rapport fort à la nature préservée qui l’entourait. Connaissant Nabila personnellement, je savais, en préparant cette ITW, que je n’avais pas besoin de lui poser une question spécifique sur l’Algérie car elle allait le mentionner naturellement pendant notre discussion…

Expérimenter le racisme à Paris

L’arrivée à Paris n’a pas été super évidente. Perte des repères, impression de se faire engloutir par la ville. C’est aussi à Paris que Nabila Mekkid expérimentera le racisme au quotidien (pour trouver un appartement, aller dans des magasins et se faire suivre, ne pas pouvoir trouver sa place sur scène au théâtre parce que les compagnies ne prenaient pas forcément de personnes d’origine maghrébine, etc).

Quand je suis arrivée au cours Simon, la première question qu’on m’a posée c’est : « c’est quoi ton ethnie ? »

L’aventure d’un premier clip et d’un album entièrement auto-financé.

Dans le milieu de la musique, c’est compliqué de sortir un album quand tu n’as pas de label. De rencontres en rencontres, le projet d’un clip et d’un EP indépendant a pu se monter mais il a fallu dépenser beaucoup d’énergie et compter sur les potes ! Elle nous parle de sa vision des labels, de ses projets et de Nina Simone bien sûr ! Venez, on est sur le canapé. On est bien 🙂

J’ai plein d’artistes que j’adore et quand tu écoutes avant et après le label et c’est différent.


Notes et références :

Howard Buten : Quand j’avais cinq ans je m’ai tué

Nina Simone

Collectif Mind the Gap


Crédits musique du podcast :

Chant : Nabila Mekkid

Violoncelle : Julien Roussel

Guitare : Jérome Coué

Electro :KOSMIC PROD and CRICKET ( alias Christian Ricau )

Arrangement : Nina Blue, Julien Roussel, Jérôme Coué, CRICKET

Enregistrement : CRICKET

Production : KOSMIC PROD


Pour suivre le groupe  Nina Blue sur :


Chronique d’André Manoukian consacrée à Nabila Mekkid


Pour en savoir plus sur les membres du groupe Nina Blue


Pour retrouver l’épisode 1 du Podcast avec Leslie Desvignes


 

Laisser un commentaire

Scroll to top
0 Partages
Tweetez
+1
Partagez